Fast & Furious passe sur rails : un grand huit en drift dès cet été, un dernier film en 2028
La saga Fast & Furious n’en finit décidément jamais de repousser les lois de la physique. Après avoir défié la gravité sur des pistes d’atterrissage interminables, sauté entre des gratte-ciel d’Abu Dhabi ou survécu à l’explosion d’un barrage, la « famille » s’apprête à investir un nouveau terrain de jeu : celui des parcs d’attractions. Universal Studios Hollywood vient de confirmer l’ouverture, dès cet été, de Fast & Furious: Hollywood Drift, un roller coaster spectaculaire directement inspiré de l’univers de la franchise. Et comme si cela ne suffisait pas, la date de sortie du onzième – et théoriquement dernier – film a également été officialisée : Fast Forever arrivera en salles le 17 mars 2028.
Trop de familia d’un coup ? Clairement.
Un roller coaster qui drift… vraiment
Installée sur l’Upper Lot d’Universal Studios Hollywood, cette nouvelle attraction n’a rien d’un grand huit classique. Oubliez les wagons alignés sagement sur des rails : ici, les voitures tournent sur elles-mêmes. Littéralement. Chaque véhicule du manège est capable d’une rotation à 360 degrés, afin de recréer une sensation de dérive continue, à haute vitesse, tout au long d’un parcours long de 4 100 pieds, soit près de 1,25 km. L’équivalent d’une douzaine de terrains de football.
L’objectif affiché par Universal Destinations & Experiences est clair : faire ressentir aux visiteurs ce que le cinéma ne peut offrir qu’en illusion. Une dérive permanente, fluide, chorégraphiée, où le mouvement du châssis – ou plutôt de la nacelle – devient aussi important que la vitesse pure. Une transposition physique, presque pédagogique, de ce que Fast & Furious a toujours été : un fantasme automobile poussé à l’extrême.
Les ingénieurs parlent d’une technologie « révolutionnaire », pensée pour créer une sensation continue de glisse, sans à-coups, malgré la rotation. Reste une question essentielle : jusqu’où ira réellement cette rotation ? À quelle vitesse ? Et surtout, combien de visiteurs finiront légèrement pâles en descendant ? Universal se veut rassurant, mettant en avant des décennies d’expertise dans le développement de montagnes russes de nouvelle génération. Traduction : ça secoue, mais ça reste contrôlé.
Des voitures mythiques… même sur rails
Autre détail qui parlera aux passionnés : les véhicules ne sont pas anonymes. Les nacelles sont thématisées à partir des voitures emblématiques de la saga, à commencer par la mythique Dodge Charger R/T de 1970 de Dominic Toretto. Quatre modèles différents seront proposés à l’ouverture, chacun inspiré d’un véhicule iconique vu à l’écran.
Une manière habile de rappeler que, malgré ses dérives scénaristiques (au sens large), Fast & Furious reste profondément ancré dans une certaine culture automobile : celle des muscle cars, des préparations outrancières et d’un rapport très émotionnel à la voiture.
Vin Diesel, la voix… et le mythe
Universal accompagne cette annonce d’un spot promotionnel de 30 secondes, déjà promis à une diffusion massive lors d’événements majeurs : Jeux olympiques d’hiver, Super Bowl LX, NBA All-Star Game. Le tout narré par Vin Diesel, sa voix grave et rocailleuse servant une fois de plus de colonne vertébrale émotionnelle à l’ensemble. Jeu d’acteur minimal, efficacité maximale : la marque Fast & Furious fonctionne désormais comme une mécanique bien huilée.
Et le cinéma dans tout ça ?
Côté grand écran, le suspense reste entier. Fast X s’était achevé sur un cliffhanger aussi absurde que spectaculaire : Dom et son fils précipités dans le vide depuis un barrage en explosion, pendant que le reste de l’équipe se retrouvait à bord d’un C-130 en bien mauvaise posture. Survivront-ils ? Évidemment. La vraie question est plutôt : comment ?
Jason Momoa devrait logiquement reprendre son rôle de Dante Reyes, antagoniste flamboyant du dernier opus. Pour le reste du casting, les paris sont ouverts… même si l’histoire récente de la saga nous a appris une chose : dans Fast & Furious, personne ne disparaît jamais vraiment, tant qu’il reste un moteur à allumer et une réplique sur la famille à prononcer.
Une saga devenue expérience totale
Avec ce roller coaster, Fast & Furious franchit une nouvelle étape : celle de la franchise-expérience, où le cinéma, le merchandising et désormais l’attraction physique se nourrissent mutuellement. La voiture n’est plus seulement un objet filmé, elle devient un support sensoriel, presque éducatif – à sa manière – sur ce que la vitesse et la dérive peuvent provoquer comme émotions.
Rendez-vous cet été pour les premières montées d’adrénaline… et en mars 2028 pour le clap de fin. En théorie, bien sûr.
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