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J’ai pris le volant des Alfa Romeo les plus sportives du moment sur le circuit du Grand Sambuc

Le soleil tape déjà fort sur les collines provençales lorsque j’arrive au circuit du Grand Sambuc, près d’Aix-en-Provence. Dans le paddock, plusieurs Alfa Romeo alignées attendent leurs pilotes du jour. Une Junior Veloce flambant neuve, des Giulia Diesel, des Giulia Quadrifoglio et des Stelvio Quadrifoglio. Le programme s’annonce varié. Et surtout, il promet de répondre à une question simple : qu’est-ce qui fait encore battre le cœur des passionnés Alfa Romeo en 2026 ?

Je suis invitée à découvrir les Alfa Romeo Experience Days, un événement organisé par la marque pour ses clients. Pendant tout le week-end, une centaine d’entre eux vont pouvoir prendre le volant des modèles les plus emblématiques de la gamme, accompagnés par des instructeurs professionnels.

L’objectif n’est pas seulement de montrer les performances des voitures. Il s’agit surtout de faire vivre l’expérience Alfa Romeo.

Le Grand Sambuc, un terrain de jeu idéal

Le circuit du Grand Sambuc n’est pas le plus connu de France, mais il possède tout ce qu’il faut pour mettre en valeur le caractère d’une voiture.

Ses dénivelés naturels, ses enchaînements rapides et ses virages techniques permettent rapidement de comprendre les qualités et les limites d’un châssis.

Après un briefing de sécurité, direction la piste.

À mes côtés, un instructeur m’encourage rapidement à hausser le rythme. Ici, l’idée n’est pas de battre un chrono, mais de découvrir ce que les voitures ont dans le ventre lorsque l’on sort du cadre habituel de la route ouverte.

La surprise Junior Veloce

Je commence par celle que beaucoup attendaient : l’Alfa Romeo Junior Veloce.

Sur le papier, le petit SUV électrique sportif de la marque peut sembler éloigné de l’image traditionnelle d’Alfa Romeo. Pourtant, dès les premiers virages, quelque chose fonctionne.

La direction est précise, le train avant mord littéralement l’asphalte et la voiture donne envie d’attaquer chaque corde avec enthousiasme. Le différentiel autobloquant mécanique fait un travail remarquable à la remise des gaz.

Dans les portions sinueuses du Grand Sambuc, la Junior Veloce paraît plus légère qu’elle ne l’est réellement. Elle change d’appui avec une facilité étonnante et offre un niveau d’agilité que l’on ne retrouve pas toujours dans les SUV électriques.

C’est probablement la plus grande surprise de la journée.

La Giulia Diesel, l’Alfa du quotidien

Puis vient la Giulia 2.2 Diesel.

Dans un contexte où le diesel est devenu presque tabou, reprendre le volant de cette berline rappelle pourquoi tant d’automobilistes lui sont restés fidèles pendant des années.

Le moteur offre un couple généreux, les relances sont franches et surtout, le châssis reste une référence. Même dans une version destinée avant tout aux gros rouleurs, la Giulia conserve cette légèreté de conduite qui la distingue depuis son lancement.

La position de conduite est parfaite, la direction directe et l’équilibre général remarquable.

Sur un circuit, elle ne cherche évidemment pas à rivaliser avec une Quadrifoglio. Mais elle démontre à quel point Alfa Romeo avait vu juste lors du développement de cette plateforme Giorgio devenue presque légendaire.

Quand le trèfle vert entre en scène

Et puis arrivent les Quadrifoglio.

Difficile de ne pas ressentir une petite excitation au moment de s’installer derrière le volant de la Giulia Quadrifoglio.

Le V6 biturbo s’éveille avec cette sonorité rauque qui rappelle instantanément les liens techniques entretenus avec Ferrari lors du développement du moteur.

Dès les premiers mètres, la différence est flagrante.

Tout devient plus vif. Plus rapide. Plus intense.

Les accélérations semblent ne jamais vouloir s’arrêter tandis que le châssis encaisse les changements d’appui avec une facilité déconcertante. Le travail réalisé sur l’équilibre de la voiture reste impressionnant, même plusieurs années après son lancement.

Le Grand Sambuc est suffisamment technique pour révéler les qualités de la Giulia sans jamais donner l’impression de disposer de trop peu d’espace pour l’exploiter.

Le Stelvio défie les lois de la physique

Je termine la journée avec le Stelvio Quadrifoglio.

Comme souvent avec les SUV sportifs, les préjugés sont nombreux avant de prendre le volant. Ils disparaissent généralement après quelques virages.

Bien sûr, le centre de gravité est plus élevé que celui de la Giulia. Mais la façon dont ce grand SUV enchaîne les courbes reste étonnante.

Le V6 délivre toujours autant de caractère et les performances apparaissent presque irréelles pour un véhicule de ce gabarit.

À plusieurs reprises, je me surprends à oublier que je suis au volant d’un SUV familial capable d’emmener toute une famille en vacances.

Freinage d’urgence et slalom : retour à la réalité

L’expérience ne se limite pas à la piste.

Une seconde partie de la journée est consacrée à des exercices plus pédagogiques, mais tout aussi révélateurs.

Le slalom permet de mesurer la réactivité des différents modèles tandis que les ateliers de freinage avec évitement mettent en lumière l’efficacité des systèmes de sécurité modernes.

Ces exercices rappellent qu’au-delà des performances pures, le comportement d’une voiture dans une situation d’urgence reste un critère essentiel.

Et dans ce domaine, les Alfa Romeo présentes se montrent particulièrement rassurantes.

Plus qu’un essai, une rencontre

Ce qui distingue réellement les Alfa Romeo Experience Days d’un simple essai presse, c’est l’ambiance.

Tout au long du week-end, les participants échangent avec les instructeurs, les équipes de la marque et les autres passionnés présents.

Le déjeuner partagé avec les représentants d’Alfa Romeo donne lieu à de nombreuses discussions. On y parle évidemment de voitures, mais aussi d’histoire, de design, de sport automobile et de l’avenir de la marque.

On croise des propriétaires de Giulia, de Stelvio, mais aussi des passionnés venus simplement découvrir l’univers Alfa Romeo.

Cette proximité contribue largement à la réussite de l’événement.

Une marque qui mise sur l’émotion

En quittant le Grand Sambuc, une idée me revient.

À une époque où l’automobile se résume souvent à des fiches techniques, des autonomies ou des temps de recharge, Alfa Romeo continue de miser sur quelque chose de plus difficile à mesurer : l’émotion.

Ces Experience Days ne cherchent pas seulement à vendre des voitures. Ils rappellent pourquoi certaines marques occupent une place particulière dans le cœur de leurs clients.

Et après une journée passée entre une Junior Veloce étonnamment joueuse, une Giulia toujours aussi attachante et des Quadrifoglio capables de donner le sourire à chaque sortie de virage, on comprend un peu mieux pourquoi le Biscione continue de fasciner ses passionnés.




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