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Alfa Romeo Driving Academy : à Varano, une leçon de pilotage… et d’égalité

Sur un circuit, les chronomètres sont d’une impartialité absolue.

Ils ne connaissent ni l’âge, ni l’origine, ni le sexe de la personne installée derrière le volant. Ils ne mesurent qu’une chose : la performance. C’est peut-être ce qui rend le sport automobile si particulier. Avec l’hippisme, il est l’un des rares sports de haut niveau où femmes et hommes évoluent ensemble, dans les mêmes conditions, avec les mêmes machines et les mêmes objectifs.

Cette réalité, parfois oubliée du grand public, nous est revenue en mémoire lors de notre passage à l’Alfa Romeo Driving Academy, organisée sur l’Autodromo Riccardo Paletti de Varano de’ Melegari, au cœur de la Motor Valley italienne.

Car ici, personne ne cherche à savoir qui est un homme ou une femme. On parle trajectoires, transferts de masse, freinage dégressif et points de corde. Le langage universel du pilotage.

Une passion qui efface les différences

Dès les premiers tours de roue, un constat s’impose. Dans les stands, les discussions sont les mêmes pour tous.

On compare les données télémétriques. On échange sur le comportement du train avant. On analyse un freinage raté ou une accélération trop optimiste. Les écarts ne se créent pas entre les sexes mais entre les niveaux d’expérience, l’aisance au volant ou la capacité à assimiler les conseils des instructeurs.

Le sport automobile a toujours fonctionné ainsi. Une pilote ne bénéficie d’aucun avantage réglementaire. Un pilote masculin ne reçoit aucun bonus. Lorsque le feu passe au vert, chacun dispose exactement des mêmes chances.

C’est une réalité que l’on retrouve à Varano.

Le talent avant tout

Pour cette édition de l’Alfa Romeo Driving Academy, les participants découvrent plusieurs modèles emblématiques de la marque.

La Junior Veloce électrique de 280 ch impressionne par son agilité et son couple instantané. La Giulia Diesel rappelle à quel point la plateforme Giorgio demeure une référence en matière d’équilibre dynamique. Quant aux Giulia et Stelvio Quadrifoglio de 520 ch, ils rappellent que la maîtrise de la puissance reste un exercice exigeant, quel que soit le conducteur.

Au volant de ces Alfa Romeo, aucune concession n’est accordée. Les exercices sont identiques pour tout le monde. Les consignes également.

Et lorsque les chronos tombent, ils racontent parfois des histoires qui bousculent certains préjugés.

Quand la télémétrie remet tout le monde à sa place

L’un des moments les plus intéressants de la journée intervient lors des débriefings.

Grâce aux outils de télémétrie, chaque participant peut analyser sa conduite avec une précision quasi professionnelle. Le freinage, la vitesse de passage en courbe, les accélérations ou encore la fluidité des trajectoires sont passés au crible.

Ici, impossible de se cacher derrière des impressions.

Le conducteur persuadé d’avoir réalisé le tour parfait découvre parfois qu’il freine trop brutalement. Celui qui semblait rouler plus lentement affiche finalement un pilotage plus propre et plus efficace.

La machine est implacable.

Et c’est précisément ce qui rend cet exercice fascinant : les données ne mentent jamais.

L’enseignement d’un pilote professionnel

La présence de Luca Filippi apporte une dimension supplémentaire à l’expérience.

L’ancien vice-champion GP2 et pilote IndyCar ne parle jamais de courage ou d’agressivité. Il parle regard, précision, anticipation et fluidité.

Ses conseils rappellent une évidence souvent oubliée : le pilotage est avant tout une discipline technique.

« Regarde loin. Fais confiance à la voiture. Laisse-la travailler. »

Des recommandations qui s’adressent indistinctement à tous les participants.

Dans un monde où l’on cherche parfois à opposer les genres, le sport automobile continue de démontrer qu’il existe un autre modèle : celui de la compétence pure.

Le sport automobile, un laboratoire d’égalité

L’histoire du sport automobile regorge de femmes qui ont démontré leur capacité à rivaliser avec les meilleurs : Michèle Mouton en rallye, Lella Lombardi en Formule 1, Jutta Kleinschmidt au Dakar ou plus récemment Sarah Rumeau dans le Championnat de France des Rallyes Terre.

Leur réussite n’a jamais reposé sur un classement séparé. Elle s’est construite face aux mêmes adversaires que les hommes.

L’Alfa Romeo Driving Academy rappelle finalement cette vérité fondamentale : derrière un volant, seule la qualité du pilotage compte.

À Varano, les chronomètres n’ont pas d’opinion. Les voitures non plus.

Et c’est sans doute ce qui rend notre passion si particulière.




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