Pourquoi les étriers de frein des Nissan ne sont-ils pas tous de la même couleur ?
Rouge, rouge vif, or, jaune… Sur une Nissan sportive, la couleur des étriers de frein n’est jamais choisie au hasard. Si elle apporte une touche esthétique indéniable, elle constitue aussi un véritable langage visuel qui permet aux passionnés d’identifier immédiatement le niveau de performances d’un modèle.
Cette tradition, initiée avec la légendaire GT-R, perdure aujourd’hui sur la Nissan Z et certains modèles NISMO. Derrière chaque couleur se cache une technologie de freinage bien précise.
L’argent : la polyvalence du quotidien
Sur la grande majorité de la gamme Nissan, les étriers sont peints en argent.
Cette finition équipe les systèmes de freinage conçus pour un usage quotidien. Ils offrent toute la puissance nécessaire pour une conduite normale, avec un excellent compromis entre efficacité, endurance et coût d’entretien.
Cela ne signifie évidemment pas qu’ils sont moins sûrs. Ils sont simplement pensés pour répondre aux contraintes de la circulation de tous les jours plutôt qu’à un usage intensif sur circuit.
Rouge : la signature des versions Performance
Lorsque les étriers deviennent rouges, Nissan envoie un message clair : cette voiture est conçue pour aller plus loin.
La Nissan Z Performance reçoit ainsi de puissants étriers Akebono en aluminium à quatre pistons à l’avant et deux pistons à l’arrière, associés à des disques sensiblement plus grands que ceux de la Z Sport.
Le rouge est donc devenu, au fil des années, un véritable symbole des modèles les plus sportifs de la marque. On l’a également retrouvé sur la 370Z 40th Anniversary ou encore sur le grand SUV Armada NISMO.
Rouge vif : encore plus exclusif
Pour distinguer la Z NISMO de la Z Performance, Nissan a imaginé une nuance encore plus éclatante.
Ces étriers rouge vif accompagnent un système de freinage directement dérivé de la GT-R avec, à l’avant, des disques bi-matière aluminium/fonte de 15 pouces.
Au-delà de leur teinte spécifique, ils bénéficient également d’une peinture et d’un vernis capables de résister aux très hautes températures générées lors d’une utilisation intensive sur circuit.
Un détail discret, mais qui souligne immédiatement le caractère le plus radical de la gamme Z.
Or : la signature Brembo
Pour de nombreux passionnés, les étriers dorés sont sans doute les plus iconiques.
Ils apparaissent en 1999 sur la mythique Skyline GT-R R34, première Nissan à associer des étriers Brembo à cette finition dorée. Auparavant, les GT-R équipées de freins Brembo recevaient des étriers noirs.
Cette couleur devient rapidement un véritable signe de reconnaissance. Elle équipe ensuite la 350Z Track Edition, puis la GT-R R35, dont les étriers Brembo à six pistons à l’avant et quatre pistons à l’arrière contribuent largement à sa réputation sur circuit.
Aujourd’hui encore, apercevoir des étriers dorés derrière une jante Nissan est souvent synonyme d’un système de freinage Brembo haut de gamme.
Jaune : le nec plus ultra
Les plus rares sont sans conteste les étriers jaunes.
Chez Nissan, cette couleur est réservée aux systèmes de freinage carbone-céramique, capables d’encaisser des températures supérieures à 1 000 °C tout en conservant leurs performances.
Leur principal avantage réside dans leur extraordinaire résistance au fading, cette perte d’efficacité qui peut apparaître après plusieurs freinages très appuyés sur circuit.
Ces étriers n’ont été proposés que sur une poignée de modèles, notamment les GT-R NISMO et GT-R Track Edition millésime 2020.
Quelques exceptions à la règle
Comme toute tradition, celle-ci connaît quelques entorses.
La spectaculaire GT-R50 by Italdesign recevait ainsi des étriers Brembo rouges au lieu de la traditionnelle finition dorée.
Autre curiosité, la Nissan Z Proto Spec de lancement arborait des étriers jaunes Akebono alors qu’elle n’était pas équipée de freins carbone-céramique.
Ces exceptions participent justement à rendre ces éditions limitées encore plus reconnaissables.
Une couleur qui raconte une histoire
Chez Nissan, la couleur des étriers ne relève donc pas uniquement du style.
Elle traduit une hiérarchie technique soigneusement pensée depuis plus de vingt-cinq ans. Les passionnés savent ainsi, d’un simple coup d’œil à travers les jantes, si une voiture est destinée à un usage quotidien, à une conduite sportive ou à des journées sur circuit.
C’est un détail que beaucoup ne remarquent pas… mais qui participe pleinement à l’identité des modèles les plus emblématiques de la marque japonaise. Après tout, sur une sportive, les performances ne se ressentent pas uniquement au volant : elles s’affichent aussi derrière les roues.
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