Essai Jeep Compass 4xe : je me méfie des itinéraires les plus rapides
J’ai une mauvaise habitude.
Quand le GPS m’annonce que je vais gagner huit minutes en prenant l’autoroute, je fais souvent exactement l’inverse.
Je sais, ce n’est pas très rationnel.
Mais les autoroutes ont un défaut : elles vous emmènent toujours quelque part. Les petites routes, elles, vous font parfois découvrir un endroit que vous ne cherchiez même pas.
Je ne compte plus le nombre de lacs découverts par hasard, de villages où je me suis arrêtée simplement parce qu’une terrasse avait l’air accueillante, ou de routes qui semblaient mener nulle part… avant de déboucher sur un panorama incroyable.
Ce sont ces détours dont je me souviens.
Jamais des kilomètres d’autoroute.
C’est probablement pour cette raison que j’ai tout de suite compris la nouvelle Jeep Compass 4xe.
Pas parce qu’elle développe 375 chevaux.
Pas parce qu’elle est capable de franchir un gué de 48 centimètres.
Mais parce qu’elle donne envie de tourner le volant lorsque le panneau indique un chemin que personne ne semble emprunter.
Une Jeep n’est pas faite pour impressionner les voisins
Il existe des voitures qui servent à montrer que l’on a réussi.
Et puis il y a les Jeep.
J’ai toujours eu l’impression qu’elles racontaient autre chose.
Pas une réussite.
Une envie.
L’envie de partir.
L’envie de voir ce qu’il y a derrière la colline.
L’envie de rentrer le dimanche soir avec les chaussures un peu poussiéreuses et le téléphone rempli de photos que l’on n’avait absolument pas prévu de prendre.
La Compass appartient clairement à cette deuxième catégorie.
Ce qui compte n’apparaît pas toujours sur une fiche technique
Bien sûr, je pourrais commencer par vous parler de son nouveau moteur électrique.
Ou de ses quatre roues motrices.
Ou encore de son autonomie de plus de 600 kilomètres dans cette version 4xe 100 % électrique.
Mais ce ne serait pas rendre justice à cette voiture.
Parce que la première chose qui m’a frappée n’est pas sa puissance.
C’est sa sérénité.
Sur une route détrempée, un chemin forestier ou une piste caillouteuse, elle donne l’impression que tout est normal.
Jamais spectaculaire.
Jamais démonstrative.
Simplement rassurante.
Et finalement, c’est exactement ce que j’attends d’une Jeep.
Les ingénieurs ont pensé à des détails que l’on ne remarque pas tout de suite
Mon détail préféré n’est pas visible de l’extérieur.
Ce sont les dossiers des sièges arrière.
Ils sont protégés par une coque résistante aux rayures et peuvent accueillir des accessoires grâce à un système MOLLE. Les tissus spécifiques de la version 4xe sont également plus faciles à nettoyer et conçus pour résister à la boue, à l’eau ou aux griffes d’un chien un peu trop enthousiaste.
Cela paraît anecdotique.
Pour moi, c’est exactement l’inverse.
Cela signifie que quelqu’un, chez Jeep, s’est demandé comment vivent réellement les propriétaires de cette voiture.
Pas comment ils posent devant.
Comment ils vivent.
Une technologie qui sait rester discrète
Le nouveau système de transmission intégrale est à l’image de la voiture.
Intelligent sans être envahissant.
Plutôt que d’attendre que les roues patinent, il anticipe la perte d’adhérence et répartit le couple en fonction du grip disponible. Le résultat est une conduite plus naturelle, plus fluide et plus efficace lorsque les conditions deviennent compliquées.
J’aime beaucoup cette philosophie.
La meilleure technologie est souvent celle dont on ne se rend même pas compte.
Une Jeep qui a grandi
La Compass est aujourd’hui un vrai SUV familial.
Avec ses 4,55 mètres, elle offre un espace généreux sans devenir encombrante. Le coffre atteint 550 litres, les passagers arrière profitent d’un meilleur espace aux jambes et les rangements se multiplient à bord.
J’aime cette idée qu’une voiture puisse être prête aussi bien pour un lundi matin sous la pluie que pour un départ improvisé le vendredi soir.
C’est probablement ça, le luxe aujourd’hui.
Avoir le choix.
Je crois que j’ai compris à qui s’adresse cette Jeep
Pas à quelqu’un qui rêve de traverser le Sahara.
Pas à quelqu’un qui regarde des vidéos de franchissement toute la journée.
Mais à celles et ceux qui ralentissent lorsqu’ils aperçoivent un panneau indiquant un lac, une forêt ou un belvédère.
À ceux qui préfèrent les départementales aux autoroutes.
À ceux qui pensent que les meilleurs souvenirs commencent souvent lorsque l’on quitte l’itinéraire prévu.
En refermant la portière de cette Compass 4xe, je me suis dit une chose.
Je continuerai probablement à perdre huit minutes à chaque voyage.
Et je crois que cette Jeep est parfaitement d’accord avec cette idée.
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