Renault-5-E-Tech-electric-version-techno-Vert-Pop-

Essai Renault 5 E-Tech : parfois, les meilleures surprises vous attendent au comptoir d’un loueur

J’adore le moment où l’on vous tend les clés d’une voiture de location.

Pas parce que j’aime remplir des contrats de douze pages ou chercher pendant dix minutes la moindre rayure sur le pare-chocs.

Non.

Parce qu’il y a toujours une part de surprise.

On réserve une catégorie. Une compacte, un SUV ou une citadine. Puis on se retrouve avec une voiture que l’on n’aurait peut-être jamais choisie.

En général, cela donne une voiture blanche.

Diesel.

Avec un écran qui met trois secondes à comprendre que vous avez appuyé sur un bouton.

Autant dire que je ne m’attendais pas à voir apparaître une Renault 5.

En France, les chances sont d’ailleurs assez faibles. Le succès commercial est tel que les exemplaires disponibles partent presque tous chez leurs propriétaires. Les loueurs ont donc beaucoup de mal à en intégrer dans leurs flottes. À l’étranger, en revanche, les Renault 5 commencent à se faire une place et il est désormais possible d’avoir cette heureuse surprise en récupérant les clés de ses vacances.

J’ai souri avant même d’ouvrir la portière.

Il y a des voitures qui attirent les regards. Et puis il y a la Renault 5.

Certaines voitures sont élégantes.

D’autres sont impressionnantes.

La Renault 5, elle, fait sourire.

Je l’ai constaté pendant toute la semaine.

Sur un parking de supermarché.

Devant un restaurant.

À une borne de recharge.

À chaque arrêt, quelqu’un venait la regarder.

Pas pour demander sa puissance.

Ni son autonomie.

Simplement parce qu’elle est incroyablement réussie.

Renault est parvenu à un exercice particulièrement difficile : faire renaître une icône sans tomber dans la nostalgie facile.

On retrouve immédiatement les proportions de la R5 des années 1970.

Mais tout semble contemporain.

Les optiques.

Les ailes.

Les feux arrière.

Même les petits détails qui rendent hommage à son ancêtre semblent avoir été dessinés avec beaucoup de tendresse plutôt qu’avec excès.

Je crois que c’est la première qualité de cette voiture.

Elle donne envie d’aller vers elle.

Une voiture qui comprend son époque

Une fois installé à bord, une autre bonne surprise m’attendait.

Le système Google.

Je pensais retrouver un écran comme les autres.

En réalité, j’ai retrouvé un téléphone… en beaucoup plus grand.

La navigation est excellente.

La recherche d’une adresse est naturelle.

Les commandes vocales fonctionnent réellement.

Et surtout, je n’ai jamais eu besoin d’ouvrir mon smartphone pour contourner un système multimédia compliqué.

Cela paraît presque banal aujourd’hui.

En réalité, c’est devenu suffisamment rare pour mériter d’être souligné.

La meilleure technologie est souvent celle que l’on oublie parce qu’elle fonctionne exactement comme on l’espère.

Tout n’est pas parfait. Et c’est plutôt rassurant.

J’aurais aimé retrouver le même enthousiasme une fois installé derrière le volant.

Le confort ne m’a pas totalement convaincue.

La suspension est un peu ferme sur certaines routes et, surtout, je ne me suis jamais complètement habitué à la position de conduite.

J’aime être assise assez bas dans une voiture.

Ici, on domine davantage la route.

Je comprends parfaitement que beaucoup d’automobilistes apprécient cette sensation. Elle facilite la visibilité, rassure en ville et rappelle presque un petit SUV.

Simplement, ce n’est pas ce que je recherche lorsque je conduis une citadine.

C’est donc moins un défaut qu’une affaire de goût.

Une semaine suffit parfois

Il existe des essais où l’on passe deux heures avec une voiture.

Puis il y a ceux où l’on partage réellement son quotidien.

Pendant plusieurs jours, la Renault 5 m’a accompagné partout.

Courses.

Plages.

Restaurants.

Balades improvisées.

Elle s’est glissée partout avec une facilité déconcertante.

Je me suis surpris à la regarder en m’éloignant après l’avoir garée.

Puis à sourire en revenant la chercher.

Toutes les voitures ne provoquent pas cette réaction.

Finalement, ce n’est peut-être pas une question de nostalgie

Je suis persuadé que beaucoup achèteront une Renault 5 parce qu’elle leur rappelle leur enfance.

Je crois pourtant que son véritable succès est ailleurs.

Elle plaît aussi à ceux qui n’ont jamais connu la première.

Parce qu’elle possède quelque chose que beaucoup de voitures modernes ont perdu.

De la personnalité.

Au moment de rendre les clés au loueur, je me suis fait une réflexion toute simple.

Je ne me souviendrai probablement plus du numéro de ma chambre d’hôtel.

Ni même du modèle exact de l’avion qui m’a ramené.

En revanche, je me souviendrai longtemps que, cet été-là, mes vacances ont commencé au volant d’une Renault 5.

Et finalement, c’est peut-être le plus beau compliment que l’on puisse faire à une voiture.




Il n'y a aucun commentaire

Ajoutez le vôtre