Essai DS N°4 Plug-in Hybrid : Paris-Deauville pour vérifier les promesses du voyage à la française
Un matin, une voiture, une destination. Direction la côte normande, entre Cabourg et Deauville. Pas de parcours imposé ni de mise en scène soigneusement préparée. Juste plusieurs centaines de kilomètres de routes variées pour découvrir ce que vaut réellement la nouvelle DS N°4 dans les conditions du quotidien.
Pour cet essai, j’avais entre les mains une version Plug-in Hybrid en finition Étoile, habillée d’une élégante teinte Cristal Pearl et d’un intérieur en cuir Nappa Brun Criollo. Une configuration particulièrement valorisante qui permet de découvrir tout le savoir-faire revendiqué par la marque française.
Une ambiance soignée dès les premiers kilomètres
Dès l’ouverture de la porte, la DS N°4 donne le ton. L’habitacle est accueillant, raffiné et soigneusement exécuté. Le cuir Nappa apporte immédiatement une impression de qualité, tandis que les sièges offrent un excellent maintien sans sacrifier le confort.
Comme souvent chez DS, ce sont les détails qui attirent l’œil. Le guillochage « Clous de Paris » sur les aérateurs, inspiré de l’univers de la haute horlogerie, participe à cette ambiance singulière. Ce n’est pas forcément la première chose que l’on remarque, mais ce sont précisément ces attentions qui construisent l’identité de la voiture.
L’affichage tête haute constitue l’une des belles réussites de cette DS N°4. Clair, lumineux et facilement configurable, il permet de garder les informations essentielles dans le champ de vision. Le combiné numérique de 10,25 pouces se montre lui aussi complet et personnalisable.
L’écran central suscite davantage de réserves. Il remplit correctement sa mission mais son ergonomie pourrait gagner en simplicité. Heureusement, l’utilisation quotidienne repose largement sur l’affichage tête haute, ce qui limite les manipulations.
J’ai également apprécié la luminosité apportée par le toit panoramique. Son ouverture reste partielle en raison de l’intégration du becquet arrière, un choix dicté par le design. Un compromis assumé par DS.
Quant au coffre, avec 360 litres disponibles, il ne rivalise pas avec les références familiales du segment. Mais la N°4 ne cherche pas à jouer ce rôle. Pour une utilisation courante ou un week-end à deux, l’espace disponible reste cohérent.

Sur la route, le confort avant tout
L’autoroute A13 constitue toujours un bon terrain d’observation. Entre les longues portions rapides et les inévitables ralentissements aux abords de la Normandie, elle permet rapidement de cerner la personnalité d’une voiture.
La DS N°4 se révèle fidèle à ce que son habitacle laisse présager. Elle privilégie le confort, la sérénité et l’agrément de voyage. Ce que la marque appelle « l’art du voyage » prend ici une forme très concrète. Bruits de roulement, vibrations et imperfections de la chaussée sont efficacement filtrés. On arrive à destination reposé, ce qui devient finalement assez rare.
Les aides à la conduite participent également à cette sensation. Elles savent se montrer discrètes, sans alertes intempestives ni interventions excessives. Le régulateur adaptatif effectue son travail avec efficacité et contribue à rendre les longs trajets plus détendus.
Une fois quittées les voies rapides pour rejoindre les routes plus sinueuses menant à Deauville, la N°4 conserve son homogénéité. Elle ne cherche jamais à jouer les sportives, mais elle reste précise, stable et agréable à conduire. Le roulis demeure contenu et l’équilibre général inspire confiance.

L’hybride rechargeable face à la réalité
DS annonce jusqu’à 81 kilomètres d’autonomie électrique. Dans des conditions réelles d’utilisation, j’ai parcouru environ 70 kilomètres sans solliciter le moteur thermique.
Une valeur qui reste parfaitement exploitable au quotidien pour les trajets domicile-travail, à condition de penser à recharger régulièrement.
Sur ce point, la DS N°4 reste toutefois perfectible. Le chargeur embarqué de série se limite à 3,7 kW, tandis qu’une version 7,4 kW est proposée en option. À l’heure où certains concurrents progressent sur les capacités de recharge des hybrides rechargeables, la marge d’amélioration existe.
Une fois la batterie utilisée, la consommation observée en mode hybride s’est établie autour de 5,7 l/100 km sur un parcours mêlant routes nationales et circulation fluide. Une valeur tout à fait satisfaisante pour une voiture de cette catégorie.

Un design qui attire les regards
Un détail m’a particulièrement marqué durant cette journée : les réactions des passants. Lors des pauses café ou des arrêts sur les aires de service, plusieurs personnes sont venues observer la voiture ou poser quelques questions.
Il faut dire que cette nouvelle DS N°4 possède une présence visuelle affirmée. La face avant constitue probablement l’évolution la plus réussie du modèle. La signature lumineuse converge vers un logo DS illuminé qui devient immédiatement identifiable, de jour comme de nuit.
À l’arrière, les feux sculptés avec leur motif gravé au laser participent également à cette personnalité singulière.
Plus encore que le style lui-même, c’est la cohérence de l’ensemble qui séduit. Le design extérieur, l’ambiance intérieure et la philosophie de conduite racontent la même histoire. Une histoire tournée vers le confort, l’élégance et une certaine vision française de l’automobile.

Le verdict de l’essai
Cette escapade entre Paris et Deauville a permis de mettre la DS N°4 face à la réalité du terrain. Au terme de ce trajet, une chose apparaît clairement : cette voiture sait exactement ce qu’elle veut être.
Elle ne cherche pas à rivaliser avec les références allemandes sur le terrain de la sportivité pure ni à battre des records de technologie. Son approche repose davantage sur le confort, le raffinement et le plaisir de voyager.
La version essayée, une Plug-in Hybrid Étoile équipée du Pack Tech Absolu et du Pack Confort, s’affiche autour de 60 000 €. La gamme hybride rechargeable débute quant à elle à partir de 48 700 € en finition Pallas.
Un positionnement ambitieux, mais qui s’accompagne d’une personnalité forte et d’un véritable parti pris. Et dans un paysage automobile parfois très uniforme, c’est déjà une qualité appréciable.

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