Ford Kuga Flexifuel : le secret le mieux gardé des familles qui aiment rouler sans compter

Ford Kuga Flexifuel hybride a la station service E85

Le Ford Kuga Flexifuel réussit un tour de force que beaucoup d'automobilistes pensaient impossible : concilier l'espace d'un grand SUV familial, la douceur d'une boîte automatique hybride et l'insolente facture d'un plein à moins de 45 euros.

Imaginez la scène sur une aire d'autoroute un samedi de départ en vacances. À la pompe numéro 3, le conducteur d’un SUV hybride dernier cri grimace en voyant défiler les litres de Sans-Plomb 95 à près de 2,30 €. À la pompe numéro 4, le propriétaire d'un Ford Kuga Flexifuel fait le plein de Superéthanol E85 avec un grand sourire, réglant l'addition pour une quarantaine d'euros avant de repartir pour 700 kilomètres sans jamais chercher une prise électrique.

Sur le marché automobile français actuel, ce véhicule n'est pas seulement une bonne affaire : c'est une anomalie solitaire.

La recette mécanique : pourquoi le Ford Kuga Flexifuel est unique ?

Contrairement aux solutions de seconde monte où l'on greffe un boîtier électronique après coup au risque de faire sauter la garantie constructeur, le Ford Kuga Flexifuel est conçu et validé directement par les ingénieurs de la marque :

  • Un moteur 2.5 litres atmosphérique à cycle Atkinson : une mécanique éprouvée et robuste couplée à un moteur électrique développant au total 180 chevaux.

  • Des composants renforcés d'usine : injecteurs à plus fort débit, sièges de soupapes spécifiques, réservoir adapté et système de préchauffage pour assurer des démarrages parfaits même par -10 °C.

  • Une liberté totale : vous pouvez faire le plein à 100 % d’E85, 100 % de SP95-E10, ou mélanger les deux dans n’importe quelle proportion sans vous poser la moindre question.

La batterie se recharge toute seule lors des phases de freinage et de décélération. En ville, vous roulez plus de la moitié du temps en silence sans émettre le moindre bruit d'échappement.

Face à la concurrence : le grand désert de l'éthanol

Regardez autour du Kuga sur le segment des SUV familiaux compacts : c'est le vide sidéral.

Les références du marché s'appellent Renault Austral E-Tech 200, Toyota RAV4 Hybride ou Hyundai Tucson Hybrid. Ce sont d'excellentes voitures, confortables et sobres, mais elles restent irrémédiablement condamnées à boire du sans-plomb traditionnel. À la fin du mois, la note de carburant est tout simplement deux fois plus élevée.

Du côté du GPL, le groupe Renault-Dacia fait un travail remarquable avec le Duster ou le Bigster. Mais les motorisations proposées plafonnent sur des blocs plus modestes et ne boxent pas dans la même catégorie de puissance, de raffinement routier ni de volume que le grand SUV américain.

L'équation économique : le coût au kilomètre d'un diesel des années 2000

Soyons tout à fait honnêtes et transparents : l'éthanol ayant un pouvoir calorifique inférieur à celui de l'essence, le moteur subit une surconsommation physique d'environ 20 à 25 %. Sur autoroute, le Kuga tourne aux alentours de 7,2 à 7,8 l/100 km.

Mais sortons la calculette :

  • 7,5 litres d'E85 à 0,85 €/litre = 6,38 € pour 100 km.

  • 5,5 litres de SP95 (pour un hybride classique très sobre) à 1,88 €/litre = 10,34 € pour 100 km.

Sur un kilométrage annuel de 20 000 kilomètres, l'économie nette dépasse facilement les 800 euros par an, sans compter l'exonération totale ou partielle de la carte grise selon les régions françaises.

Mais pourquoi les autres constructeurs ne suivent-ils pas ?

Face à un tel carton commercial en concessions françaises, la question est sur toutes les lèvres : pourquoi Renault, Stellantis, Toyota ou Volkswagen refusent-ils d'emboîter le pas à Ford ?

La réponse tient en trois réalités industrielles :

  1. Une spécificité très franco-française : La France dispose du plus grand réseau de pompes E85 d'Europe (plus de 3 700 stations) grâce à sa puissante filière agricole de betteraves et de céréales. Pour un constructeur mondial, adapter des moteurs uniquement pour satisfaire le marché hexagonal représente un coût d'ingénierie et d'homologation que beaucoup jugent trop ciblé.

  2. Le dogme réglementaire européen : Les normes européennes de réduction de CO2 (normes CAFE) mesurent les émissions uniquement à la sortie du pot d'échappement, sans tenir compte du bilan global « du champ à la roue ». L'E85 n'offre donc aucun bonus réglementaire européen aux constructeurs pour éviter les amendes, contrairement à la voiture 100 % électrique.

  3. Le choix stratégique du tout-électrique : La quasi-totalité des budgets de recherche et développement des états-majors automobiles a été fléchée vers les batteries et les logiciels, délaissant l'optimisation des carburants alternatifs.

Le cavalier seul qui fait des heureux

En maintenant son engagement sur le Superéthanol avec le Ford Kuga Flexifuel, la marque à l'ovale bleu a eu l'intelligence d'écouter les besoins réels des ménages : du pouvoir d'achat immédiat, aucune angoisse de la recharge sur autoroute et une polyvalence absolue au quotidien. Un contre-pied pragmatique et réjouissant dans un paysage automobile souvent trop uniforme. Ce n'est pas pour rien qu'il a reçu 5 étoiles dans le Guide de l'Acheteur Auto Plus.

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