Pourquoi le parking du supermarché réveille nos pires instincts de conducteurs

voitures garees sur un parking de supermarche bondant un samedi apres-midi

Pourquoi le samedi après-midi, le parking d’une grande surface ressemble-t-il à une reconstitution miniature de Mad Max ? Parce que ces courses sont une corvée. Tout le monde a mieux à faire ailleurs.

Le break devant vous pile : il a vu une place. À côté, une citadine arrive à contresens. Et voilà un caddie qui descend tranquillement vers une portière. Personne pour le récupérer, évidemment. On venait faire ses courses, on surveille maintenant celles des autres.

On est toujours plus prudent sur les grands axes que lorsqu’on roule à petite vitesse. Et pourtant, sur un parking, les voitures manœuvrent, les piétons passent entre les carrosseries et les chariots masquent parfois les enfants. Alors, pour éviter de finir les courses avec un constat à remplir, voici quelques rappels sur la circulation et le stationnement.

Le mythe du piéton réservataire et le mépris du clignotant

Vous voyez une place vide, vous vous préparez à entrer. Une personne plantée sur ses deux jambes au milieu de la place vous arrête. Elle attend sa voiture. Bon, évidemment, vous n’allez pas lui rouler dessus. Et c’est reparti pour chercher ailleurs, avec un peu moins de bonne volonté.

Vous, vous savez que vous allez vous garer. Vous oubliez votre clignotant. Mais celui qui vous suit, lui, il ne sait pas. Il vous voit ralentir, puis vous arrêter, et peut décider de vous dépasser. Si vous braquez à ce moment-là, vous serez deux à vous demander ce que fabrique l’autre.

Les flèches au sol ne sont pas des suggestions artistiques

L’entrée du magasin est juste là. La flèche vous montre qu’il va falloir faire le tour. Alors vous prenez la voie à contresens et vous tombez sur un Espace. Il faut maintenant reculer. Évidemment, vous auriez été plus vite en suivant la flèche, mais ce n’est probablement pas le moment de vous le faire remarquer. On imagine la température qui monte.

Deux places pour une voiture

Les coups de portière, personne n’en veut. Mais prendre deux places par prudence, c’est un peu facile. Votre voisin devra se glisser dans sa voiture par une ouverture de vingt centimètres. Comment va-t-il faire ? Tout le monde ne peut pas sortir son auto avec une télécommande. Et s’il faut installer un enfant à l’arrière, on fait comment ? On laisse l’enfant à côté et on fait la manœuvre ? Évidemment que non.

« Juste deux minutes » sur une place réservée

Vous dites « deux minutes » sur une place réservée. Mais quand vous êtes dans le magasin, vous ne voyez pas la personne qui arrive et qui, elle, en a besoin. Même chose devant une borne. Celui qui vient recharger ne sait pas quand vous allez revenir. Lui aussi avait prévu de ne pas perdre de temps.

L’angoisse de la marche arrière à l’aveugle

Il y a de la place derrière, on recule. Seulement, le client avec son chariot continue d’avancer, lui aussi. Alors il va falloir surveiller de tous les côtés, surtout quand les voitures voisines vous cachent tout. Si vous avez une aide au stationnement, les bips vous aident, évidemment. Mais vous n’aurez pas la vue de Superman à travers une camionnette.

Se garer en marche arrière ou en marche avant ? Pour charger les courses, ça dépend. Si le coffre est contre une haie ou un mur, vous regretterez peut-être votre choix avec le pack d’eau dans les bras. Et puis on n’oublie pas que certains conducteurs préfèrent entrer en marche avant parce qu’ils maîtrisent mieux cette manœuvre.

Évidemment, quand on s’est garé en marche avant, il faut prendre plus de précautions pour reculer dans l’allée, puisqu’on ne voit pas grand-chose. En repartant en marche avant, on voit mieux devant, mais pas forcément quelqu’un qui arrive sur le côté. Donc, de toute façon, il faut regarder autour de soi, pas seulement devant le capot. C’est bien ce qu’on vous apprend à l’auto-école.

La courtoisie comme meilleure assurance

On s’agace de devoir attendre, mais quand c’est nous qui manœuvrons, on aimerait qu’on nous laisse finir. Ça vaut aussi pour le piéton avec ses sacs. Avant de reprendre le volant, nous étions à sa place.

Et si l’on accroche une voiture, les courses sont peut-être terminées, mais on n’est pas près de rentrer. Il faut retrouver le propriétaire, remplir le constat. Les quelques secondes qu’on voulait gagner ne pèsent plus très lourd.

L’AutoPark peut déjà nous épargner certaines manœuvres. Peut-être qu’un jour la voiture nous déposera devant le magasin et ira chercher sa place sans nous. D’ici là, il va falloir supporter les autres. Eux aussi font leurs courses.

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