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Essai : Nouvelle Peugeot 2008

J’ai bravé ma peur de l’avion pour découvrir la Nouvelle Peugeot 2008 en Espagne lors des essais internationaux.

Ce n’est certes pas une grosse découverte pour moi, étant donné que j’ai déjà eu l’occasion de rouler avec l’ancienne. Cependant, chaque restylage fait l’objet d’améliorations.

D’abord, la 2008, c’est un crossover compact face auquel se positionnent des Captur, Mokka, C4 Cactus et Juke… Pour être encore une fois très honnête, il n’y a quasi pas de match selon moi, je dégage d’office Captur et Mokka. Je déteste Opel. Captur n’a pas du tout les mêmes prestations intérieures. Pour Juke et Cactus, c’est différent, je suis fan des 2, mais je peux comprendre que le design puisse en repousser plus d’un.

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Si vous êtes plutôt du genre sobre, c’est donc vers 2008 que vous pourrez jeter votre dévolu. C’est d’ailleurs un modèle qui se vend très bien puisque dans ce segment, il représente 29 % des ventes (un peu moins que Captur, mais nettement plus que Cactus). Et tant qu’à faire, si vous voulez acheter français, la voiture est construite à l’usine de PSA de Mulhouse, d’où 760 Peugeot 2008 sortaient chaque jour en 2015.

Maintenant, concentrons nous sur l’essai. Une finition (GT Line) et 3 motorisations sont passées entre mes petites mains : 1,2 l PureTech 130 S&S BVM6, 1,2 l PureTech 110 S&S EAT6, et 1,6 l BlueHDi 120 S&S BVM6. Je reviendrai plus tard sur ma préférence.

J’aime bien la 2008. La raison essentielle, déjà évoquée dans mon billet sur la version précédente (à lire ici) : le i-cockpit. C’est un vrai petit bijou dont devraient s’inspirer les autres constructeurs. Le i-cockpit c’est un petit volant qui facilite les manoeuvres et un combiné tête haute qui permet d’avoir toutes informations nécessaires à la conduite sous vos yeux.

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En revanche, je ne suis pas spécialement folle du design extérieur. Quand j’observe la voiture de profil, je la sens comme cassée en deux, entre les portières avant et arrière, avec cette remontée vers les barres de toit. Je ressens la moitié avant qui va vers le bas, un arrière qui remonte vers le ciel et c’est assez curieux. J’ai l’impression qu’on a mis l’avant d’une voiture collée avec l’arrière d’une autre. La nouvelle calandre est plutôt jolie, expressive, et les lignes du capot se dirigent tout droit vers elle, ce qui lui donne une allure plus agressive qu’avant.

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J’ai eu l’occasion de conduire la finition GT Line (qui a fait disparaître la finition Féline) avec 3 coloris : Emerald Crystal (que je n’aime pas du tout), Rouge Ultimate (issu de la 308 GTi) et le Blanc. Particularité de cette version, le chrome « black » présent sur la calandre, les rétros et les barres de toit, quand il y a du chrome dans les autres finitions. Pour faire ressortir le nom de la marque sur la GT Line, Peugeot s’écrit en rouge !

Autres nouveautés sur la 2008 : la caméra de recul, le freinage automatique d’urgence Active City Brake (jusqu’à 30 km/h, la voiture freine si un danger intervient devant vous), le MirrorScreen, CarPlay… En revanche, il faut toujours une clé pour la démarrer 🙂

Concernant la motorisation, sur cet essai, avec un peu de roulage dans des virages, la boîte auto (en essence) est efficace et permet de conduire agréablement sans être sans arrêt en train de changer les vitesses. Clairement, ça bousille moins le bras droit et ça fatigue moins, on est plus concentré sur la route. Le Diesel est pas fabuleux, j’ai bien senti que la voiture vivait un peu plus sous mes pieds (petites vibrations naturelles) et que le bruit du moteur dans l’habitacle était plus élevé que sur la version essence. Dommage aussi que les 130 ch ne soient dispos que sur une boîte manuelle.

La place à l’arrière est pas mal… pour les enfants jeunes. Pour les adultes, je suis plus sceptique. Je ne suis pas une géante (1m64) donc en avançant mon siège de conductrice pour être installée confortablement, je m’aperçois qu’il reste quand même peu d’espace pour les jambes d’un adulte derrière. J’ai de la chance, mon gnome grandit vite, mais il ne fait encore qu’1m12, et il serait encore à l’aise un petit moment dans une 2008.

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J’en viens désormais au fameux Grip Control dont j’ai pu tester l’efficacité. Mettons que vous vouliez vous balader un peu dans une pinède sur un sol sablonneux, ou sur des routes enneigées l’hiver. Imaginez qu’il suffise d’un petit bouton à tourner pour sélectionner votre type de route. Et là, le miracle agit. Vraiment. Pour avoir essayé le mode « normal » sur du sable, avec une petite côte, ça patine, ça tangue, ça chasse du cul, même si au final, la voiture finit par franchir l’obstacle, c’est pas facile. On refait le même trajet avec le Grip Control enclenché sur « sable », et là, comme une lettre  la poste. On débraie vite, on accélère aussi vite et la voiture est plus facilement contrôlable, on la dirige aisément. On ne fera certes pas les couillons avec dans le désert marocain, mais ça permet d’avoir l’esprit tranquille quand on prend la route dans des conditions où on se dit habituellement « bon, on va voir si ça passe, on serre les fesses.. » Là, zéro serrage de fesses !

Comme il est rare d’avoir un avis totalement positif à 200%, j’ai forcément quelques détails qui ne me conviennent pas. Ceux ci concernent plus généralement les Peugeot. En premier lieu, sur les versions avec toit panoramique, je ne comprends pas pourquoi le bouton d’ouverture de la toile est positionné à proximité du frein à main. Ca ne serait pas plus évident de le mettre en hauteur ? Je ne maîtrise pas non plus le comodo du régulateur/limiteur…

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Petite curiosité, après avoir relu mon billet sur mon essai de la 2008, écrit en 2014, je notais que j’étais bien assise. Alors, soit mon dos a totalement changé depuis, soit ce sont les sièges car cette fois, au lieu de sentir mon corps enveloppé dans le siège, au niveau des cotes, mes bras aussi se trouvaient enveloppés. Ce qui fait que je me suis retrouvée à conduire avec mes coudes calés contre mes cotes. Autant vous dire que je n’étais pas à l’aise. J’ai trouvé les sièges plus « durs », moins confortables, mais tout ça, c’est une affaire de goût et de corpulence, alors je laisse à chacun le soin de s’installer derrière le volant pour vérifier par lui-même.

J’ai découvert quelque chose qui m’a très intéressée, lors de la présentation officielle de la voiture : la consommation. Je vous le dis tout net, je n’ai jamais cherché à conduire « éco » avec 2008, en revanche, après la présentation, je sais que je n’essaierai plus jamais de comparer mes résultats de conso avec ceux obtenus par le NEDC ou celui (indépendant) d’une marque. Pourquoi ?

Parce que Peugeot annonce obtenir des résultats en conditions réelles, certes, mais… il est difficile de rouler exactement comme les conditions testées. A savoir : 92 km en Région Parisienne. 25,5 km en ville, 35,7 sur route et 31,1 km sur autoroute.

Plusieurs autres valeurs sont prises en compte. D’où une nette différence entre les chiffres de consommation communiqués pour tel modèle par le NEDC et ceux communiqués par le constructeur. La transparence a son revers de la médaille. Les clients peuvent l’apprécier ou se perdre dans les différences entre les chiffres sur un même modèle. Il peut aussi comparer plusieurs voitures de marques différentes et halluciner devant les chiffres élevés de conso d’une Peugeot et s’en détourner.  Pour la petite histoire, les autres constructeurs ne veulent pas de cette transparence… Etonnant, non ?

Je comprends mieux pourquoi personne ne se met d’accord en comparant ses chiffres à ceux « officiels » des constructeurs.

Cet essai en Espagne, dans la région de Valencia m’a donnée l’occasion de faire un tour – en voiture et à pieds – sur l’ancien circuit de Formule 1 sur lequel se déroulait le Grand Prix d’Europe entre 2008 et 2012. J’ai pu aussi admirer les bâtiments, laissés à l’abandon, ayant servi aux équipes de l’America’s Cup en 2007 et 2010. Une petite séquence photos à proximité du Circuit Ricardo Tormo qui sert aux essais de F1 et à la Moto GP. Valence n’est pas la ville la plus belle d’Espagne, mais l’architecture ultra moderne de la Cité des Arts et des Sciences est époustouflante. Sur le coup, je me suis crue dans le futur, et après enquête, je crois que j’y étais un peu, des scènes du film « A la poursuite de demain » ont été filmées dans ce lieu.

Ce sont surtout les routes autour de Valencia qui sont magnifiques; des vrais décors de western, des couleurs incroyables et de beaux virages pour s’amuser sur la route 😉




Il est 1 commentaire

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  1. essaisautos

    Très efficace le Grip Control !!
    Perso, j’aime beaucoup le châssis de ce 2008, surtout à l’arrière. Il affiche un dynamisme que j’apprécie beaucoup lorsque je conduis une voiture !


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