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Essai : Tesla Model S

Cinq jours avant le début de ma reprise professionnelle, je recevais un mail venu tout droit de chez Tesla pour me rappeler que je n’avais pas testé la Model S et qu’il allait peut être falloir organiser ça.

Je venais de faire un tour à Vélizy 2 avec mon fils et nous avions visité la boutique Tesla présente sur place. J’en avais profité pour faire une photo et la publier sur Twitter. Tesla a réagi immédiatement et, en quelques échanges de mails, ce qui nous n’avions jamais pu organiser les mois précédents, était planifié en un temps record.

Je venais d’annoncer sur les réseaux sociaux que je devenais blogueuse à mi-temps et que je serai moins active… arf…allez hop, on remet ça !

Voici donc le 101ème essai auto et rien de moins qu’une S 100D 😉

Je ne découvre pas Tesla pour autant puisque Monsieur a déjà ramené la P 85D à la maison et que nous avions eu la (mal) chance d’avoir fait une course en VTC Tesla jusqu’à Roissy.

Je suis aussi l’actualité de la marque et celle d’Elon Musk, je suis donc souvent dans le lot des gens qui se moquent gentiment des délais de livraison annoncés par Tesla.

Rouler en Tesla, comme ça, ça peut paraître classe si vous connaissez les performances et les prix des voitures. Ce qui l’est moins, c’est de s’apercevoir que beaucoup sont totalement à la rue sur cette marque américaine et j’ai eu un coup de stress en entendant un mec me demander si c’était la dernière Megane. Whaaaattt???

Je ne fais que tester mais je me dis qu’il y a encore du boulot à faire chez nous pour la communication, et si j’avais mis 120 000€ dans la voiture, j’aurai mis une quiche dans la face du gars qui a osé confondre Renault et Tesla.

Mon fils, lui, il ne s’est pas fait avoir, il a compris de suite que c’était une électrique mais il a surtout senti qu’on était très loin des VE que j’ai pu ramener « avant » la Model S. Un enfant de 6 ans dans une Tesla, c’est comme un gosse dans un magasin de jouets, il découvre plein de trucs qui lui plaise partout : les poignées de portes rétractables, la tablette tactile démesurément grande, les accélérations, la musique illimitée grâce à Spotify et surtout, pouvoir commander la voiture depuis le smartphone grâce à l’appli, un peu comme on pilote une voiture radio-commandée.

Je parle de l’émerveillement d’un enfant de 6 ans mais c’est aussi le même que j’ai pu constater chez ma voisine qui est montée dans la voiture et s’est amusée avec l’écran. La Model S, c’est un jouet pour petits et grands et, avec les mises à jour, on obtient un véhicule qui évolue constamment et ne donne jamais l’impression d’être le même.

J’ai d’ailleurs eu la joie d’avoir une mise à jour mineure à faire le premier soir de mon essai.

En dehors de l’aspect high-tech qui fait passer n’importe quelle autre automobile pour un vieux tacot, il y a aussi l’habitabilité et la sécurité, qui m’intéressent puisque je transporte un enfant tous les jours. Rarement j’ai eu droit à une voiture avec autant d’espace à l’arrière, si un enfant de 6 ans d’1m21 a un espace confortable, il en va de même pour un adulte d’1m80 et c’est un excellent point.

Fidèle à ma passion pour les coffres, je me suis éclatée dans les 2 coffres que contient la Model S. On peut en caler du bordel volume là dedans.

J’avoue aussi que l’intérieur est très « quali ». Bon, à ce prix là, il vaut mieux, mais je n’ai vraiment pas relevé de défauts. On a du fonctionnel et c’est visuellement agréable à l’oeil.

Extérieur ou intérieur, cette voiture a une belle gueule et un bon caractère.

Mais le must, c’est la sécurité, voilà un point intéressant, puisqu’on lit dans des articles que si les gens cartonnent en Tesla, c’est « la faute de la voiture ». Non, en fait, c’est la faute des gens qui sont persuadés que le mode semi-autonome (autopilot) prend complètement le relais et ne nécessite plus de la part du conducteur une attention sur la route.

J’ai activé le régulateur adaptatif, l’assistance au maintien de cap et également le changement de voie automatique pour me faire une idée générale. C’est cette dernière technologie qui m’a le plus emballée. J’étais alors sur autoroute pour le tester et je n’ai plus pu m’arrêter. J’ai mis le clignotant pour doubler un véhicule et ma Model S est allée se caler sur la file de gauche après avoir calculé qu’elle pouvait s’y mettre. Pour ça, il suffit juste qu’elle détecte qu’il n’y a aucun véhicule et elle va gentiment faire la manoeuvre à la place du conducteur. C’est hallucinant de précision !

Concrètement, pour la conduite, c’est franchement le pied, pas seulement grâce aux outils technologiques mais aussi parce que c’est une voiture plaisante à piloter. On s’amuse, sans enfant, à faire des petites accélérations car si on peut s’éclater avec une thermique puissante, il n’en va pas de même avec les électriques que l’on croise le plus souvent sur nos routes, il faut bien le reconnaître 😉

Bien entendu, tout n’est pas tout rose, sinon, ça serait trop facile. Dans la catégorie « serrage de fesses pour entrer dans un parking souterrain » la Model S est bougrement bien placée.

Après un chouette week-end à utiliser la formidable autonomie (environ 450 km) de la voiture pour des déplacements familiaux aux alentours de Chartres, il était temps que je retourne au travail pour mon premier jour après 3 ans et demi d’absence.

J’étais heureuse d’y aller mais j’étais angoissée pour la Tesla, à tel point que je me suis demandée la veille si je n’allais pas faire une immense connerie… Je me suis finalement convaincue qu’une voiture doit pouvoir aller partout, il allait donc falloir faire comme si c’était la mienne et que je n’avais pas le choix. Au pire, je me disais « oh bah c’est pas grave, je me gare dans la rue, près du boulot, si vraiment ça rentre pas ou que j’ai peur de l’esquinter ».

Le matin de ma reprise, je me pointe dans la rue qui mène à mon boulot et là, catastrophe, impossible de se garer. Non pas qu’il n’y avait pas de place, au contraire, mais c’était dégueulasse. C’est une rue parallèle au périphérique et j’avoue que je n’ai pas compris pourquoi c’était si immonde et blindé de détritus, comme si on avait déversé des poubelles sur les trottoirs et les places de stationnement. Je n’ai découvert que plus tard que des gens venaient là, par centaine, pour organiser régulièrement des marchés « non officiels » alors fatalement le lendemain matin, vers 6h, personne n’est passé pour nettoyer.

Je me suis dirigée vers le parking souterrain, en mode « serrage de fesses » donc… Mon immeuble se situant non loin du lieu d’une prise d’otages, l’entrée est désormais gardée constamment par une société privée. J’ai profité de la présence des gardes pour leur demander de l’aide afin d’entrer dans le parking. Pendant mes manoeuvres, j’ai eu droit à plusieurs : « elle est super belle ». Ca a tellement marqué l’un des types qui m’a aidée que j’ai droit à « ça va princesse ? » depuis 😉

Je ne suis pas complètement tarée, j’ai préféré garer la voiture sur une place au 2ème sous-sol plutôt qu’au 1er. Je me suis aussi positionnée pour n’avoir qu’une seule voiture à côté de moi. Bien évidemment, il a fallu qu’une citadine vienne se coller ma portière (#boulet).

Après ce moment intense, je recommence ma vie professionnelle et je me dirige, comme tout bon salarié, à la cafétéria. C’est là que j’ai eu le plaisir d’entendre deux collègues parler de la Tesla vue au -2. Ouf, il y a quand même des gens qui ont remarqué cette voiture pas commune. C’est un peu le but. Et je me demande si une sportive allemande aurait fait cet effet … ? Fait parler. Pas sûre.

J’ai eu une vision d’horreur en découvrant que ma boîte avait investi dans plusieurs voitures électriques immondes. Vous savez, celles qu’on doit charger en permanence, sinon, elles se déchargent ? Voilà, ces machins sont à l’opposé d’une Model S et il convient de ne pas mettre dans le même panier tous les V.E.

Il a bien fallu que je rentre chez moi *re-serrage de fesses* et cette fois, j’ai eu droit à l’aide d’un collègue en plus de celle du monsieur de la sécurité (Kara ? 😉 ). C’était à la fois flippant et excitant, car si j’ai détesté cette expérience de conduite sur la Model S, j’ai adoré encore plus retourner au travail. Vivement la Model 3, j’aurai moins de craintes !

Je me moque parfois de Tesla mais conduire une Tesla Model S 100D, c’est vraiment top, je ne peux absolument pas le nier et étant une fervente défenseure des véhicules électriques, si j’avais le budget, je m’en offrirais une, mais voilà… je ne l’ai pas, ce budget.

Dommage.

Je vais donc devoir me rabattre sur une Zero Emission bien moins luxe et performante, mais du coup, moins chère, puisque je dois changer ma petite citadine contre une nouvelle voiture sous peu. Il est hors de question que je prenne une thermique, en 2018, pour faire mes futurs 15 km aller/retour domicile-travail (vs 50 km actuellement).

Avec ce nouvel essai électrique, je suis de plus en plus convaincue que je fais le bon choix, personnellement, d’aller vers une voiture non polluante. Encore triste que ça ne puisse pas être une Tesla…

 




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