Pourquoi Doriane Pin est le visage le plus inspirant de la course automobile moderne

Doriane Pin pilote francaise portrait officiel

La consécration médiatique vient souvent confirmer ce que le monde des circuits sait déjà : une nouvelle étoile est en train de bousculer tous les codes du sport automobile international. Mise en lumière dans les pages d'été du magazine Le Nouvel Obs (série Les Émergents), la Française Doriane Pin incarne avec une fraîcheur désarmante le futur de la vitesse au féminin.

À seulement 22 ans, celle que le paddock a très tôt surnommée « Pocket Rocket » est en train de fissurer le plafond de verre qui sépare les femmes de la catégorie reine. De ses premiers tours de roue en karting avec son père mécanicien jusqu'au simulateur de Formule 1 chez Mercedes, plongée dans l'univers d'une pilote qui manie l'art de la trajectoire aussi bien que celui du style.

Des pistes d'Ivry-sur-Seine au triomphe en Ferrari

Née à Ivry-sur-Seine en 2004, Doriane Pin découvre les sports mécaniques dès l'âge de 9 ans. Avec un gabarit compact (1,60 m), elle compense son déficit de budget initial par un coup de volant chirurgical et une détermination sans faille. À 16 ans, alors qu'elle n'a même pas encore le permis de conduire, elle s'aligne déjà en Clio Cup au milieu de pilotes deux fois plus âgés qu'elle.

Le véritable tournant s'opère l'année de ses 18 ans : au volant d'une sculpturale Ferrari 488 Challenge Evo de 670 chevaux, elle remporte haut la main le championnat Ferrari Challenge Europe face à une concurrence masculine expérimentée, tout en décrochant son baccalauréat par correspondance. Le message est limpide : le talent n'attend pas les années.

Le sacre F1 Academy et l'envolée chez Mercedes

En 2025, elle franchit un cap décisif en étant couronnée championne de la F1 Academy, le championnat de monoplaces F4 100 % féminin dirigé par Susie Wolff et disputé en lever de rideau des Grands Prix de F1.

Intégrée au programme de développement de l'écurie de Formule 1 Mercedes, elle a déjà goûté à la démesure des circuits en bouclant 76 tours (près de 200 kilomètres) au volant de la Mercedes W12 championne du monde sur le mythique tracé de Silverstone.

Cette polyvalence hors du commun l'amène aujourd'hui à briller sur tous les fronts :

  • Pilote de développement F1 pour Mercedes ;

  • Pilote d'endurance en catégorie reine Hypercar / WEC et participante aux prestigieuses 24 Heures du Mans (avec l'écurie Duqueine) ;

  • Engagements en Formule E électrique et endurance internationale.

Combinaison ignifugée, mocassins et chemises bien coupées

Ce qui séduit chez Doriane Pin, au-delà de son coup de volant, c'est son aisance à naviguer entre l'adrénaline des vibreurs et les plateaux de télévision. Invitée sur le plateau de Quotidien, dans l'émission En Aparté ou consultante régulière sur Canal+ les week-ends de Grand Prix, elle a même fait un passage remarqué aux États-Unis sur le plateau du Jimmy Kimmel Live !

Lorsqu'elle quitte son casque intégral tricolore, Doriane soigne sa garde-robe avec un sens du style très affirmé : blazer masculin-féminin, chemise blanche impeccable, mocassins preppy ou talons élégants. Une manière élégante d'affirmer son identité sans jamais renier sa féminité dans un univers traditionnellement machiste.

« Hyper chill » au quotidien : le secret d'une déconnexion assumée

On pourrait imaginer qu'une pilote capable de frôler les 330 km/h sur la ligne droite des Hunaudières adopte une conduite nerveuse au quotidien. Il n'en est rien. En dehors des circuits, Doriane cultive une conduite d'une zénitude absolue :

« Notre vie est tellement à 100 000 à l'heure que, quand tu as des moments pour te relaxer, tu prends ! Donc je suis tranquille et je ne fais pas de conneries. »

Doriane Pin, dans les colonnes du Nouvel Obs.

Loin de l'agitation des paddocks, elle aime recharger ses batteries lors de balades en pleine nature sur les hauteurs de Nice. Et sa voiture idéale pour le quotidien ? Pas une supercar tape-à-l'œil, mais un élégant coupé Mercedes de collection ou un cabriolet rétro pour savourer le paysage au rythme du vent.

L'objectif ultime : titularisation en Formule 1 d'ici 3 à 4 ans

Depuis l'Italienne Lella Lombardi en 1975, aucune femme n'a inscrit de point lors d'un Grand Prix de Formule 1. Forte de ses succès en Hypercar et de son entraînement chez Mercedes, Doriane Pin s'est donné une feuille de route claire : accumuler les précieux points nécessaires à l'obtention de la Super Licence FIA pour décrocher un baquet de titulaire d'ici trois à quatre ans.

Chez En Voiture Carine, nous suivons son parcours avec admiration. Doriane prouve avec un brio éclatant que la passion de l'automobile se conjugue au présent, avec panache, précision et un plaisir de conduire communicatif.

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