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Essai : Mazda CX-5 | Le 100ème essai

Si je devais effectuer un classement des marques automobiles qui sont logiques et constantes dans leur gamme complète, Mazda serait en très bonne position. 

Un petit coup d’oeil vers leurs modèles actuels suffit à se rendre compte que tous sont récents et conçus à partir de la philosophie Jinba Ittai. Il n’y a donc aucune fausse note, on perçoit le design KODO de la Mazda 2 à la Mazda 6, de la CX-3 à la CX-5 et enfin sur le roadster MX-5.

Bien entendu, on peut aimer ou pas Mazda. J’ai plutôt tendance à croire que les gens aiment étant donné que la marque japonaise bénéficie d’une belle image auprès des acheteurs grâce à la MX-5.

Une seule lettre fait aujourd’hui la différence avec le modèle testé : la lettre C du CX-5.

C’est une nouvelle fois en Alsace que cette découverte est prévue. Décidément, cette région est une terre d’accueil fort sympathique pour les essais routiers, la proximité des autoroutes allemandes y est pour beaucoup.

La CX-5 n’est cependant pas une auto qui va nous autoriser à faire quelques folies et quelques pointes que l’on aurait tellement envie de faire quand on a l’opportunité d’aller vite sur routes ouvertes.

Un crossover familial n’est pas spécialement le meilleur engin, même dans sa motorisation la plus élevée, 2,2 175 ch, pour s’éclater au volant. Il faut savoir garder à l’esprit que ces modèles sont prévus pour les familles avec un ou deux enfants, et qu’un minimum de prudence est requis quand on a la progéniture à l’arrière.

Lors de notre promenade, aucun enfant n’était à l’arrière, mais, mon copilote (Vincent du Billet Auto) et moi-même, sommes parents… Bien qu’aimant la vitesse, on a nettement plus pris le temps de se connaître, de parler bagnoles, Mazda et de la CX-5 qu’on n’a pas rééllement pensé à accélérer pour tester les performances de la voiture.

Mazda tient aujourd’hui à faire passer un message lié continuellement au design, au visuel, au beau. La beauté est subjective, il n’y a aucun doute là dessus. La campagne de pub mise en place depuis le début de l’année est placée sous le signe de la philosophie Jinba Ittai : faire corps avec la monture.

Fait-on corps avec la CX-5 ? Dans mon cas, oui. A la différence de mon copilote, je ne mesure pas plus d’un mètre 90, alors, tout paraît plus simple et plus facile pour moi, j’ai moins besoin d’espace que les géants.

Et globalement, cette CX-5, elle est comment ? Elle est chouette, agréable à conduire, dans sa version 175 ch, fluide, et selon la version que vous choisissez, vous aurez des options qui semblent désormais obligatoires telles que les prises USB à l’arrière, affichage tête haute (via un écran ou projeté) sièges chauffants, phares à LED, régulateur de vitesse adaptatif.

Les entrées de gamme sont de toutes façon assez peu prisées, les clients finissent souvent pas jeter leur dévolu sur la finition supérieure, un peu plus chère, mais mieux dotée en équipements de série.

Mazda a fait un énorme travail d’insonorisation sur la Nouvelle CX-5 et je pense qu’il faut appuyer sur ce point car après quelques kilomètres, sur autoroute, avec des véhicules doublés (lourds ou légers) on perçoit l’efficacité des efforts accomplis. C’est remarquable de silence dans l’habitacle.

Il est également nécessaire de parler de la couleur de la voiture. Dans certains cas, on reconnaît une marque ou un modèle à la signature de la couleur. Cette fois ci, devant le beau rouge de la CX-5, j’ai quand même préféré demandé s’il s’agissait du Soul Red Metallic connu sur les autres modèles Mazda. La couleur est en fait un Soul Red Crystal qui tire plus sur un rouge très profond et accentue le dessin des lignes de la voitures.

L’absence des sièges ventilés en pleine canicule du mois de juin s’est faite ressentir, et, c’est quasiment la seule chose qui m’a manquée pendant cet essai.

Mazda mise sur le design et s’est offert les services d’une food designeuse, en la personne de Delphine Huguet. Elle fait partie du club très fermé des diplômés dans cette catégorie, après des études à Reims et désormais, vit au Canada de sa passion.

J’ai découvert que son univers comporte une grande part de créativité mais aussi d’expériences. Créer des petits drapeaux de plusieurs pays, qui puissent être dégustés et dont les saveurs doivent vous faire voyager dans le pays, cela semble assez ardu, et limite digne de l’ancienne émission « on n’est pas que des cobayes ».

Delphine a élaboré le pique-nique du midi avec Mazda en imaginant un repas extérieur, façon bento, avec un joli furoshiki (technique d’emballage avec un foulard) orné de CX-5. Tout le repas a été composé autour du thème de l’automobile. Le sandwich à la joue de bœuf avait une forme de CX-5, et la composition des plats était très originale (dessert à base de poivron / chocolat).

Je vous invite à visiter son site car vous verrez que c’est beaucoup plus de l’art que de la gastronomie puisqu’à ce niveau, on se demande si on peut manger ce qu’on a sous les yeux au risque de tout détruire…

Afin de coller un peu plus au thème du design, Mazda nous a conviés au Vitra Design Museum dont je n’avais nullement connaissance. Dès qu’il s’agit d’art, je suis beaucoup plus renaissance que contemporain mais s’il y a une chose que je sais, c’est qu’il n’est jamais bon de critiquer avant de connaître.

J’ai donc ouvert mon esprit, écouté la guide lors de notre visite privée et découvert que le couple Charles et Ray Eames collectionnait des chaises de toutes les époques. Cela peut prêter à sourire, puisqu’aujourd’hui, les chaises font partie de notre vie quotidienne sans qu’on n’y prête plus vraiment attention. On cherche le confort, le style, mais on a oublié le chemin parcouru pour arriver où nous en sommes.

Combien de fauteuils inconfortables et hideux sont nés avant que l’on puisse mettre notre derrière dans des meubles beaux et fonctionnels ?

A Vitra, il y a une foultitude de chaises de toutes sortes, de différentes époques et on ne voit encore qu’une petite partie de la collection, la majorité de la collection est en sous-sol, avec un accès limité pour les yeux.

Dans une autre partie du musée se trouve du mobilier plus « classique » mais aux formes et tailles disproportionnées. Si vous rêvez de vous sentir comme Alice lorsqu’elle mord dans un morceau de champignon qui la fait rapetisser, vous trouverez votre bonheur à Vitra.

Des bobines de fil de 40 cm, des cartes à jouer de 30 cm, une théière si grande qu’elle cache une cabane, c’est trop difficile, même quand on est adulte, de résister à l’envie de jouer avec tous les objets mis à notre disposition…

Heureusement, on sait se tenir et on s’en tient au beau joujou du jour, la Mazda CX-5 qui va nous ramener gentiment à la gare pour un retour à la vie normale.

Modèle essayé et préféré : 2,2 l SkyActiv-D 175 ch BVA6 4×4 Sélection (43 100 €)




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