XPENG G9L : à bord du grand SUV électrique qui veut bousculer le premium
XPENG G9L : découverte statique à Bâle. Nous n’avons pas encore conduit le G9L.
Après le Mondial : les commandes sont ouvertes
Depuis notre découverte à Bâle, le G9L a fait ses débuts européens au Mondial de Paris, le 12 octobre 2026. Les commandes européennes ont ouvert à cette occasion, avec un prix de départ français confirmé à 74 990 €. XPENG annonce deux configurations, six ou sept places, jusqu’à 591 km d’autonomie WLTP et une recharge de 10 à 80 % en 11,7 minutes dans les conditions adaptées. Ce sont des valeurs constructeur, que nous n’avons pas encore vérifiées sur route.
XPENG annonce de premières livraisons européennes dès décembre 2026. Le calendrier précis des livraisons françaises reste à confirmer auprès du réseau. Un premier essai de production a été réalisé chez Magna à Graz, en Autriche ; le G9L doit devenir le quatrième modèle XPENG fabriqué en Europe.
Au salon, XPENG a aussi proposé des démonstrations de son système d’aide à la conduite NGP. Ces parcours de démonstration ne permettent pas de conclure à la disponibilité de toutes ses fonctions sur les voitures livrées en France. Pour notre part, cette rencontre avec le G9L reste une découverte de l’habitacle et des équipements : notre essai routier est envisagé en décembre ou janvier, sous réserve du calendrier presse.
Sources : annonces XPENG au Mondial ; communiqué européen du 12 octobre sur les commandes et premières livraisons. Les dates de livraison peuvent varier selon les pays et les versions.
À Bâle, lors des essais presse européens organisés par XPENG, nous n’avons pas encore pris le volant du G9L. Mais cette première découverte statique suffit déjà à comprendre l’ambition du nouveau vaisseau amiral de la marque : aller chercher Tesla et les grands SUV premium sur leur propre terrain, avec un niveau de présentation franchement impressionnant au regard du prix annoncé. Le G9 actuel restera au catalogue avec ses cinq places. Le G9L ne vient donc pas simplement le remplacer : il agrandit la famille et change de statut, avec six ou sept places selon les versions, trois rangées de sièges et une ambiance beaucoup plus proche d’un salon roulant que d’un SUV familial classique.
XPENG G9L : six ou sept places, mais pas un coffre de camion
Comme dans les grands monospaces d’autrefois, annoncer six ou sept places ne signifie pas que l’on conserve en même temps un coffre gigantesque. Avec la troisième rangée en place, le G9L propose 367 litres, rangement sous le plancher compris, dans les deux configurations. Quand on rabat électriquement les deux sièges du fond, on passe à 935 litres sur la version sept places, qui conserve alors cinq places assises. Sur la version six places, le coffre atteint 1 330 litres, mais il reste quatre places. Le coffre avant ajoute 65 litres.
Une qualité perçue qui change de catégorie
La première impression est très claire : tout a été pensé pour installer le G9L dans le haut de gamme. Les assemblages, les matières, les détails lumineux et le traitement des sièges donnent une qualité perçue supérieure à celle de nombreux concurrents que nous avons pu découvrir récemment. L’habitacle terracotta apporte beaucoup de chaleur à cette grande cabine. Cette couleur, déjà aperçue sur certaines présentations du G6, fonctionne particulièrement bien ici avec les inserts métalliques, les lignes lumineuses et le grand écran central. Elle rappelle aussi qu’un intérieur premium n’est pas obligé de se limiter au noir ou au gris. À l’extérieur, la palette reste plus classique : blanc, noir, gris et vert émeraude sont annoncés pour la France. Ce dernier apporte heureusement un peu plus de personnalité. Pas de Phantom Purple dans les teintes présentées pour le G9L. Dommage, j’aime bien cette couleur. Peut-être qu’elle arrivera plus tard si les clients la réclament. Cela dit, avec l’intérieur terracotta, je demande à voir : les deux ensemble, ça ferait peut-être beaucoup.
Trois rangées traitées comme une vraie classe affaires
Le G9L ne réserve pas son confort aux occupants avant. La version six places adopte deux fauteuils individuels au deuxième rang, avec accoudoirs et commandes dédiées. Le toit panoramique accentue encore la sensation d’espace et de lumière. Un écran multimédia de 21,4 pouces descend du pavillon pour les passagers arrière. La climatisation ne se contente plus de souffler depuis la planche de bord ou les montants : elle est annoncée comme « centrale enveloppante » et diffuse également l’air depuis le plafond. C’est l’une des nouveautés les plus intéressantes de cette découverte, car elle doit permettre d’assurer un confort plus homogène sur les trois rangées. On retrouve aussi le soin habituel de XPENG pour le son. Il faudra naturellement écouter le système dans de meilleures conditions, mais l’intégration des haut-parleurs et le traitement de l’habitacle confirment l’attention portée à l’expérience à bord.
Le petit compartiment chaud ou froid, idée chinoise devenue presque incontournable
Entre les deux sièges avant prend place un compartiment électrique chaud et froid, commandé depuis l’écran arrière. La vidéo tournée à bord montre son ouverture et son pilotage directement depuis cette interface. On retrouve ici une philosophie déjà rencontrée sur le GAC Aion V : la voiture chinoise familiale n’est pas seulement conçue pour aller d’un point A à un point B, mais pour accompagner une sortie, une pause ou un pique-nique. Le compartiment du G9L nous a toutefois semblé plus petit que celui du GAC Aion V. Il faudra confronter les capacités exactes avant de trancher, mais c’est pour l’instant le seul équipement qui nous paraît un peu léger au regard du gabarit du véhicule.
Des lumières qui transforment l’arrivée à bord en petit spectacle
Le G9L soigne aussi sa mise en scène. À l’arrêt, les projecteurs peuvent afficher différentes animations devant le véhicule. Parmi elles, un lion chinois jouant avec une balle ou encore un cheval : des séquences étonnamment fines et très jolies, qui peuvent aussi aider à repérer sa voiture. Les portes projettent également un motif lumineux au sol lorsqu’elles s’ouvrent. À cela s’ajoutent les bandeaux lumineux de l’habitacle et, selon l’équipement choisi, un tapis lumineux d’accueil. Cette dimension plus festive ne change évidemment rien aux qualités routières, qu’il nous reste à tester, mais elle participe réellement au sentiment d’avoir affaire à un produit pensé jusque dans les détails.
Galerie extérieure
Galerie intérieure
Une base technique très ambitieuse
La gamme française annoncée repose sur une batterie NMC 5C et une architecture 800 volts. XPENG annonce une recharge de 10 à 80 % en 12 minutes sur les trois versions. La suspension pneumatique à double chambre et les roues arrière directrices sont également prévues sur toute la gamme. Malgré ses 5,12 mètres, le G9L revendique ainsi un diamètre de braquage d’environ 11 mètres. La version Autonomie étendue Ultra est une propulsion sept places de 367 ch, annoncée pour 591 km WLTP et un 0 à 100 km/h en 7 secondes. La Performance Ultra sept places passe à quatre roues motrices, 585 ch, 553 km WLTP et 4,9 secondes. La Performance Ultra six places reprend cette même chaîne de traction dans la configuration la plus luxueuse.
De 74 990 à 84 990 €
La gamme française doit débuter à 74 990 € pour l’Autonomie étendue Ultra à sept places. La Performance Ultra à sept places est annoncée à 79 990 €, tandis que la Performance Ultra à six places culminera à 84 990 €. Ces montants restent élevés dans l’absolu, mais ils deviennent particulièrement agressifs lorsque l’on considère la puissance, la vitesse de recharge, les trois rangées, la suspension pneumatique, les roues arrière directrices et le niveau d’équipement. XPENG ne cherche plus seulement à proposer une alternative : avec le G9L, la marque veut imposer un nouveau rapport entre luxe, technologie et prix.
Notre première impression
Cette découverte était statique : l’essai routier ne devrait pas avoir lieu avant décembre, voire janvier. Il faudra attendre pour juger le confort de suspension, l’insonorisation, l’autonomie réelle et l’agrément de conduite d’un véhicule aussi grand. Mais à l’arrêt, le G9L impressionne déjà. La troisième rangée réduit forcément le coffre lorsqu’elle est utilisée, et le compartiment chaud/froid paraît plus petit que celui du GAC Aion V. Pour le reste, la prestation est franchement supérieure à celle de nombreux concurrents déjà observés. L’ambiance terracotta, le toit panoramique, les fauteuils individuels, l’écran arrière, la climatisation par le plafond et le travail sur la lumière construisent un ensemble cohérent, spectaculaire sans être entièrement gadget. Il faudra confirmer tout cela sur la route. Après sa présentation au Mondial de Paris, le G9L mérite surtout que l’on vérifie sur route ce que promet cette première rencontre. Les commandes sont ouvertes ; pour notre verdict au volant, il faudra encore patienter.
J’aime / J’aime moins
| Ce que j’ai aimé | Ce que j’ai moins aimé |
|---|---|
| La qualité perçue et l’ambiance réellement premium. | Le coffre nécessairement réduit lorsque les six ou sept places sont utilisées. |
| L’intérieur terracotta, chaleureux et beaucoup moins convenu. | Le compartiment chaud/froid qui paraît plus petit que celui du GAC Aion V. |
| Les fauteuils individuels de la version six places. | Une palette extérieure encore très sage. |
| Le toit panoramique et la sensation d’espace. | L’impossibilité de juger le comportement routier lors de cette présentation statique. |
| L’écran arrière escamotable de 21,4 pouces. | |
| La climatisation diffusée également depuis le pavillon. | |
| Les animations lumineuses extérieures, dont le lion chinois et le cheval. | |
| La recharge annoncée de 10 à 80 % en 12 minutes. | |
| Le rapport entre équipement, technologie et prix. |
Fiche technique provisoire — XPENG G9L France
| Caractéristique | XPENG G9L |
|---|---|
| Dimensions | 5 120 × 1 999 × 1 788 mm ; empattement : 3 100 mm |
| Places | six ou sept selon la version |
| Batterie | NMC 5C, 110 kWh de capacité brute |
| Architecture | 800 V |
| Recharge | jusqu’à 540 kW en courant continu ; 10 à 80 % annoncé en 11,7 minutes ; chargeur embarqué AC de 22 kW de série |
| V2L | 6 kW |
| Coffre arrière | 367 litres, sous-plancher compris ; troisième rangée rabattue : 935 litres en sept places, 1 330 litres en six places |
| Coffre avant | 65 litres |
| Équipement | Suspension pneumatique à double chambre |
| Équipement | Roues arrière directrices |
| Diamètre de braquage annoncé | environ 11 m |
| Autonomie étendue Ultra, propulsion, sept places | 367 ch, 591 km WLTP, 0 à 100 km/h en 7 s, 74 990 € |
| Performance Ultra, transmission intégrale, sept places | 585 ch, 553 km WLTP, 0 à 100 km/h en 4,9 s, 79 990 € |
| Performance Ultra, transmission intégrale, six places | 585 ch, 553 km WLTP, 0 à 100 km/h en 4,9 s, 84 990 € |
| De série | suspension pneumatique à double chambre, amortissement adaptatif DCC, roues arrière directrices, climatisation trois zones, compartiment réfrigéré, cuir Nappa aux deux premières rangées, système audio à 23 haut-parleurs et réduction active du bruit de roulement |
| Écrans | 8,8 pouces devant le conducteur, 17,3 pouces au centre, 21,4 pouces au pavillon et 8 pouces pour les commandes arrière ; affichage tête haute en réalité augmentée |
| Connectivité | Apple CarPlay, Android Auto, assistant Hey XPENG, mises à jour à distance et deux chargeurs à induction de 50 W avec ventilation |
| Aides au stationnement | caméra 360°, vue du châssis transparent et stationnement automatique |
| Pack Premium | projecteurs à pixels DLP et projections extérieures, tapis lumineux d’accueil et marchepieds électriques |
| Couleurs extérieures présentées | Arctic White, Diamond Black, Mirror Gray et Waving Green ; intérieurs Tangerine ou Meteorite Black |
Pour prolonger la découverte de la marque, retrouvez notre essai de la XPENG P7.

















